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paradis-noir

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le 18/04/2006 à 21h54

C'est si facile d'aller mal, si facile de se laisser mourrir.


Je la voit gober ses bonbons.


Mon âme soeur me violer.


Les vautours aux yeux crus.


Et elle, le tein putride, le regard voilé de vide, le coeur aphasique. Elle se meurt et je me vois en elle.


la même atmosphère de mort qui emcombrait ma tête le jour où mon cauchemard pris vis, la même frayeur.


Reculons ensemble, histoire de se sentir moins seule.


Chui toute seule dans ma tête, t'es tout seul dans ta tête.


La poudre au nez, je vis un pied sous terre.


La drogue, c'est comme un dragon qu'il faut chevaucher.


Plus je transperce ses flammes,  plus je trouve la vie belle.


Plus je tombe dans ses griffes, plus la mort me fascine.


 


 


 


 


 


 


 


 

...

le 10/12/2005 à 15h14

 

 

J'étais partie si loin, déambuler vers les frontières de l'oublie, dans mon paradis si merveilleux, mais je voulais encore plus...

Je ne pensais plus, sans réfléchir, j'agisssais, guidé par mes désirs malsains.

 

paradis artificiel, paradis en sucre

 

Mes illusions me dépaysent, puis déteignent derrière mes songes, mon corps n'arrive plus à suivre  le rythme de mes caprices, malgès ses efforts, sa lutte, il ne s'accorde plus avec mes envies néfastes, il s'abandonne, se décompose...

 

Je ne vis plus, je survis, jouons avec la mort, ce n'est plus qu'une question de chance.

 

Elle m'a effrelé, je l'ai sentie me chuchoter de la combler, ma joie, une absence, un malaise, une tuerie, un son aigus m'assourdissait, l'oeil fané, les os cassés, l'atmosphère lugubre m'étouffait, mon souffle peinait, ne resté plus qu'à espérer, le duel était trop dur.

Plus que ma douleur physique pour me faire vivre, le reste n'appartenant plus à mon essence.

 

Une sensation horrible, il faut le vivre pour le comprendre.

 

Le poison accélère...

 

Ma chance  ne me suivra pas à tous les tours.

 

Elle a volé mes passions, mes sentiments, ma pilule quand tu m'assombris je ne suis plus moi-même, je fais partie de ton domaine, sûre de moi, haineuse, cette haine me fait mal au fond, la fièvre noire m'envahit.

Ma peau bouillante, mon estomac brûle à chaque gorgée vitale, étalée sur la crasse, ne ferme pas les yeux, ne t'endors pas, ou tu perdras ton corps.

Mon amour, je ne pensais pas ces mots mais ma souffrance est devenue haine.

Aucune excuse.

 

Le malin ma guette.

 


Je vois les gens que j'aime s'éloigner de moi.


Comment voudrait-on s'attacher a une personne qui joue avec la mort ?

 


Que la vie me fume, je vous déposerai mes cendres en souvenirs et vous laisserai mes mots sur votre chevet, que tous les soirs mes paroles vous retournent le crâne.

 

C'est ma faute, mon amour, ne t'en veut pas, il ne faut jamais regretter.

 


 

...

le 21/09/2005 à 11h30

Si seulement mes actes suivraient la même trajectoire que mes paroles.

Je relis les pages du passé, ma mémoire se crispe à chaque profondeur.

Je l'ai renié, pour un nouveau monde, un monde d'illusion, fausses  promesses, espoir trompeur, je suis parti trop loin.

Au réveil mes songes me délaissent.

L'amertume de mon âme frisonne.

Les ailes porcelaines, langue muette, mon ange faiblit.

J'aimerais vous faire déchiffrer mes larmes, que mes rêves vous parlent.

L'engrenage ne connait pas sa fin.

Une fin tragique.

Serais-je destinée à mourrir jeune ?


 

MERCI

le 18/09/2005 à 12h22

Merci pour vos commentaires. Ils m'ont beaucoup touché et m'ont apporté plus de courage et de confiance, deux qualités essentielles pour moi.


Mon blog est très personnel, je ne l'ai donné à personne de mon entourage. Puis j'ai voulu le faire connaître par le V.I.B pour partager mes sentiments avec vous, derrière votre écran.


Je me porte beaucoup mieux qu'il y a quelques mois, où mes idées suicidaires me démangeais. Mais je ne veux recevoir aucune pitié.


J'ai la chance d'être logé, nourri, d'avoir le choix de poursuivre des études ou non, d'avoir des gens qui m'aiment près de moi.


Il y a des choses tellement belle dans la vie, tant de paysages, de cultures diverses à découvrir. Il suffit de regarder  plus loin, d'apprendre à patienter, d'envisager des projets, de ne plus désespérer.


On a tous au moins une personne pour nous retenir sur ce monde, un passion pour vivre pour soi-même. Même lorsque vous vous sentez seul, il y aura toujours quelqu'un  à votre écoute, que se soit votre famille, un ami, ou un psychologue. Il n'y aucune honte de se faire aider par une personne spécialisée, mais au contraire une preuve de courage.


Ne faîtes jamais l'erreur de vous réfugier dans l'autodestruction, dans la drogue. Si vous vous sentez déja mal, alors n'en rajoutez pas avec toutes ces conneries, c'est tellement dûr de s'en sortir, croyez-moi.


La vie vaut la peine d'être vécue.


Et plus tard, quand vous serez plus âgé, vous serez fier de vous d'avoir su combattre vos souffrances, et à votre tour, vous pourrez guider vos enfants.


Nous sommes tous différent.


Quelque soit votre problème, la manière dont vous les ressentez, quelque soit votre plaie, le principal c'est le mal qui vous détruis, qui vous enfonce.


Alors parlez-en autour de vous, refusez les cachetons qu'on vous propose, qu'ils soient légaux ou pas, évacuez votre peine par l'art, comme la danse, le théâtre, la musique, le dessin.... par la méditation.... trouvez votre passion, votre raison de vivre.


Sacher que vous problèmes vous permettrons de devenir plus fort dorénavant, de mieux comprendre la vie, de mieux vous connaître...


    des larmes coulent, sur un fond de radiohead....


Lorsque que mes douleurs sont tellement fortes, elles me rabaissent.


Lorsque mes crises d'angoisses se déclenchent, l'horizon de ma voie se dégrade.


C'est dans ces moments là que j'écris mes maux pour mieux les supporter.


Mais depuis que j'ai perçu les bons côté de l'existence, que la lumière m'a pénétré, mes douleurs ne sont plus que passagère, et je garde l'espoir en moi.


Même lorsqu'il se dissout, je me bat, et finit toujours par le retrouver.


Merci encore.


Babsy


 

PORTISHEAD

le 16/09/2005 à 10h14

Mysterons
 
Inside you're pretending,
Crowns have been swept aside,
Somewhere, where they can forget.

 Divine upper reaches,
Still holding on,
This emotion will not be grasped.

All for nothing
Did you really want 
 
Refuse to surrender,
Strung out until ripped apart,
Who dares, who dares to condemn
 
All for nothing
Did you really want

 

Magnifique, le soir, dans ma chambre, seule, dans l'obscurité, la musique me parle, la meilleur façon de s'évader....